Admis dans le cercle
Réussir à obtenir la participation aux médias sociaux nécessite une rapidité de réaction qui, pour de nombreuses institutions, peut être difficilement réalisable sans une bonne part de planification et de réflexion. S’ils possèdent les capacités techniques requises et bénéficient d’un engagement solide, les organismes de plus petite taille détiennent un avantage réel pour procéder à une mise en œuvre rapide. En sa qualité de petit musée, le Vancouver Police Museum a procédé à une exploration dynamique des différentes options et a appris quelques leçons utiles qu’il espère pouvoir partager sur la mise en œuvre d’une stratégie relative aux médias sociaux au sein d’une institution muséale de petite taille.
Les communautés en ligne et l’adhésion au musée
Lors de cette séance, nous présenterons des recherches portant sur le potentiel des médias sociaux et des communautés en ligne pour les musées. Plus particulièrement, nous verrons comment les programmes d’adhésion aux musées peuvent tirer profit d’une présence en ligne et nous examinerons les obstacles potentiels qui peuvent entraver la mise en œuvre d’une telle stratégie. À partir d’une synthèse des données recueillies sur l’ensemble du territoire nord-américain, nous utiliserons le Royal British Columbia Museum comme étude de cas.
Les leçons de Facebook : le réseautage social, les outils numériques et l’émergence d’un patrimoine numérique
Lors de cette présentation, nous tenterons de démontrer que les communautés culturelles canadiennes sont prédisposées au réseautage social, en raison de leurs valeurs inhérentes et des moyens de communication et des méthodes de réseautage utilisés. L’adoption rapide et les taux d’adoption exceptionnels observés en général chez les Canadiens, plus particulièrement au sein de la communauté culturelle, laissent supposer deux choses : les institutions culturelles sont mieux positionnées que les autres secteurs pour tirer profit du réseautage social et de nouveaux types d’artefacts culturels de même que de nouveaux moyens de communiquer les valeurs culturelles sont actuellement créés – et les institutions culturelles devront se charger de les recueillir, de les préserver et de les présenter.
Cet exposé illustrera l’engouement exceptionnel des Canadiens pour Facebook, fournira plusieurs exemples de l’utilisation efficace de ce nouveau médium et tirera de cette information des leçons visant à favoriser la discussion sur les meilleures approches que doivent adopter les institutions culturelles face aux médias sociaux.
Les Musées virtuels du Canada et les enseignants francophones : bilan d’une recherche pan-canadienne
La communication présentera les résultats d’une recherche pan-canadienne menée sur l’utilisation des objets d’apprentissage (OA) des musées virtuels du Canada par les enseignants francophones au pays. Pour les enseignants francophones du Canada, les OA des musées virtuels canadiens, s’avèrent essentiels afin de les aider à atteindre les objectifs et les compétences des programmes d’études. Toutefois, ils leur posent de grands défis, soit d’intégrer leur utilisation à la pratique enseignante. Dans cet esprit, la présente recherche a visé à mieux connaître et comprendre les enjeux touchant l’intégration de l’utilisation des OA des musées virtuels canadiens aux différentes matières du curriculum, à l’élémentaire et au secondaire, chez les enseignants francophones du Canada. Une meilleure connaissance et compréhension de ces enjeux s’avèrent cruciale en vue de mieux répondre à leurs besoins. Afin d’atteindre cet objectif, un questionnaire a été administré en ligne auprès de 404 enseignants francophones en exercice à l’élémentaire ou au secondaire au pays, en 2008 et 2009. Les résultats issus de la collecte de données seront présentés. Ceux-ci ont trait à la valeur et à l’importance qu’ils accordent aux OA des musées virtuels canadiens, à la confiance face au niveau de langage et à leur contenu, tant pour la préparation de l’enseignement, l’enseignement-apprentissage que l’utilisation à des fins personnelles. D’autres résultats seront également présentés, concernant l’habileté de repérage des OA, les manières de les utiliser, les barrières et obstacles que les enseignants rencontrent dans leur utilisation, le potentiel d’acquisition de connaissances chez les élèves, de même que le développement d’habiletés (compétences) et d’attitudes, la modification de la philosophie d’enseignement et la conception de leur domaine d’enseignement. En conclusion, des recommandations seront formulés, afin d’accroître l’utilisation des OA des musées virtuels canadiens, puisque l’ensemble des résultats confirment qu’ils représentent un grand potentiel afin de conserver la langue et l’identité francophones chez la prochaine génération d’élèves vivant en contexte minoritaire au Canada.
Les jeunes conservateurs du futur
Les jeunes conservateurs du futur est un projet novateur qui fait appel aux médias sociaux et à un logiciel en accès libre pour permettre à de jeunes conservateurs âgés de 16 à 18 ans d’effectuer des recherches, de rédiger des textes et de créer des mini-expositions regroupant des œuvres d’art choisies ou de produire des réponses créatives en utilisant de leurs propres œuvres inspirées de pièces figurant dans l’une des collections du partenaire ou en réaction à celles-ci. Les jeunes conservateurs auront droit à des visites dans les coulisses des musées et des galeries partenaires et pourront rencontrer le personnel afin d’en apprendre plus sur la profession de conservateur de musée.
Le projet à terme sera intégré au Labo expérimental du Musée virtuel du Canada (MVC – museevirtuel.ca). Le projet sera également présenté au pavillon du Canada lors de l’Exposition internationale 2010, à Shanghai.
Lisa McIntosh,Des salles de classe branchées : Abaisser les barrières – Créer des occasions
La possibilité pour des élèves d’interagir avec des éducateurs de musée qui ont une vaste connaissance et une passion pour l’enseignement, et qui disposent des ressources uniques d’un musée, est quelque chose que les professeurs en classe ne peuvent remplacer. Les professeurs, cependant, font face à un nombre croissant de défis, de procédures et de coûts quand ils songent à faire une sortie pour bonifier l’apprentissage de leurs élèves. Comme ces problèmes deviennent de plus en plus complexes, les professeurs et les éducateurs de musée tentent de trouver de nouvelles manières de créer des expériences d’apprentissage.
Le personnel du centre spatial HR MacMillan a exploré le rôle que les nouvelles technologies pourraient jouer pour rendre accessibles nos ressources uniques aux élèves et à leurs professeurs. Nous avons mis sur pied un nouveau programme qui permet de relier les élèves à nos ressources et à notre expertise uniques en faisant appel à des technologies qu’un professeur occupé peut utiliser sans expertise particulière ni équipement spécial. Tout ce dont un enseignant a besoin, c’est d’un ordinateur, d’une connexion Internet, d’un microphone et d’un programme du type Skype ou iChat. Cette présentation décrira notre programme de visites virtuelles, présentera une composante du programme et identifiera quelques-uns des problèmes que nous évitons en repensant la traditionnelle « sortie scolaire ». Elle démontrera comment nous structurons l’expérience d’apprentissage pour tirer avantage de la technologie, de nos ressources uniques et des besoins des élèves. Elle montrera aussi comment nous utilisons les médias sociaux et d’autres ressources pour créer des expériences d’apprentissage efficaces et accessibles.
Le pari de la planification au Musée canadien des droits de la personne
Le Musée canadien des droits de la personne (MCDP) occupe une place unique dans l’univers des musées. En effet, en plus d’être le premier musée national créé par le gouvernement du Canada par une loi adoptée par le Parlement en 1967, il s’agit également d’une organisation de « démarrage » dans tous les sens du terme. Le musée n’a pas été créé autour d’une collection, d’un site historique ou d’un événement, ni même d’un ensemble de connaissances, mais à partir d’une idée. Cette idée, selon laquelle chacun de nous possède des droits en vertu de l’humanité que nous partageons, a été l’une des principales idées sociales transformationnelles du XXe siècle, qui trouve maintenant écho à l’échelle mondiale au XXIe siècle. Le MCDP se veut l’incarnation physique de cette idée dominante qui nous inspire depuis la signature de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, en 1948.
Le principal avantage d’un « démarrage », plus particulièrement dans l’univers des nouveaux médias, de la technologie interactive et des nouvelles communications, où tout évolue rapidement, est l’absence de protocoles et de systèmes hérités. L’inconvénient, toutefois, est la nécessité d’avoir à prendre des décisions rapides concernant l’adoption et la mise en œuvre, sur la base d’une analyse au moment présent, en vue d’une ouverture qui aura lieu dans près de trois ans. Dans cet exposé, nous présentons un résumé de nos meilleures conjectures et aspirations concernant les moyens par lesquels le MCDP rejoindra ses différents publics, tant à l’intérieur du musée qu’à l’extérieur, à l’aide de technologies novatrices, d’une base de donnée numérique au contenu élaboré, de ressources en ligne et de médias sociaux. Nos plans sont fondés sur la recherche, les échanges avec nos collègues et notre propre expérience des meilleures pratiques, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Cet exposé décrira également nos réflexions à ce jour ainsi que les problèmes et les défis cernés lors de la mise en application de nos idées sur l’architecture de données et les expériences des utilisateurs, sur place et à l’extérieur.
En 2009, le musée au quai 21 a également été déclaré institution nationale.
Ron Wakkary, Professeur agrégé,Kurio : un guide de visite interactif destiné aux familles
Dans la recherche sur les guides muséologiques interactifs, les nouvelles approches en matière d’informatique corporelle visent à améliorer la collaboration sociale au cours des visites dans les musées. Dans cet exposé, il sera question de Kurio, un prototype de guide de visite destiné aux familles et aux petits groupes qui visitent les musées. Lors de la conception de Kurio, nous avons exploré trois stratégies de conception visant à améliorer la qualité des interactions sociales et l’apprentissage à l’aide de guides interactifs : 1) l’interaction incorporée, 2) l’apprentissage par le jeu, et 3) un système basé sur des technologies hybrides. Lors de l’interaction avec Kurio, les membres d’une famille peuvent s’imaginer être des voyageurs temporels perdus à notre époque, qui doivent en apprendre plus au sujet de l’époque actuelle afin de réparer la carte qui leur permettra de retourner d’où ils viennent, c’est-à-dire à une époque future. Les résultats de notre évaluation au musée de Surrey (C.-B.) ont fait ressortir les points positifs qui découlent de la mise en œuvre de ces stratégies de conception : combler l’écart social, normaliser la technologie et soutenir l’exploration et la découverte en cours d’apprentissage.
Rétablir la justice : les défis de la recherche sur la provenance du patrimoine au Canada
Grâce à la présence d’un spécialiste de la provenance et d’un stagiaire soutenus par notre Fondation, le Musée des beaux-arts du Canada a pu, récemment, intensifier son engagement face au problème de la provenance des œuvres sous le nazisme. Les chercheurs du département d’art européen et américain ont travaillé minutieusement pour assembler l’historique de propriété de 148 tableaux et sculptures de notre collection qui ont changé de main en Europe entre 1933 et 1945. Cette information prend plusieurs formes, de documents de vente et de titres de propriété à d’anciennes photographies ou étiquettes apposées à l’arrière des tableaux.
Notre prochain défi consiste à faciliter l’accès à ces résultats de recherche en ligne et à aider les musées et les archives dans l’ensemble du Canada à faire de même avec les œuvres et les artefacts figurant dans leurs collections. Pour ce faire, les conservateurs de mon département collaboreront avec nos collègues du RCIP pour transformer Artefacts Canada en un système d’affichage et d’extraction des données sur la provenance, qui regroupera un très grand nombre et une grande variété d’artefacts. Puisqu’il s’agit d’une tâche fastidieuse et négligée jusqu’à ce jour, la conférence du RCIP constitue l’occasion idéale pour partager ces travaux en cours et tirer profit de la rétroaction des différentes parties concernées.
Susan Rowley, Conservatrice de l’archéologie publique et professeure agrégée,Le développement du réseau de recherche réciproque
Au cours des dix dernières années, les institutions culturelles ont eu de plus en plus recours à Internet pour rendre leurs données accessibles au public, encourager les contributions des utilisateurs et créer des réseaux entre les établissements, les communautés et les personnes. La création de réseaux de collaboration en ligne pose de nombreux défis, plus particulièrement lorsqu’on tente de faire participer diverses communautés de savoir. De la conception au développement et à l’application pratique, les problèmes rencontrés peuvent amener tous les participants au projet à trouver de nouveaux moyens de collaborer et de partager leurs connaissances. La création du réseau de recherche réciproque (Reciprocal Research Network, ou RRN) constitue un exemple de ce processus puisqu’il a permis le rapprochement de trois communautés des Premières nations, d’une dizaine d’institutions culturelles internationales ainsi que de chercheurs et spécialistes du développement technique. Leur collaboration a mené à la création d’un nouvel outil de recherche assurant un accès instantané à des données conservées sur divers sites et à un engagement efficace entre les chercheurs et les spécialistes du développement.
En créant une communauté de recherche en ligne, le RRN permet à des utilisateurs dispersés sur le plan géographique de collaborer tout en étudiant des objets culturels conservés dans des institutions aux quatre coins de la planète. Les données transmises au RRN par les musées et les autres institutions culturelles facilitent cette recherche et l’interface à multiples facettes utilisée constitue un moyen facile et innovateur d’accéder à un vaste éventail de renseignements sur les objets. Les outils de réseautage et de recherche permettent à divers groupes d’utilisateurs, dont les communautés autochtones, de partager leurs propres perspectives et leurs connaissances avec les gens et les institutions qui forment la communauté du RRN.
Le lancement du RRN est prévu en mars 2010. Ce réseau est développé avec la participation paritaire de la bande de Musqueam, du conseil tribal et de la nation Stó:lo, de la U’mista Cultural Society et du Musée d’anthropologie (MOA) de l’Université de la Colombie-Britannique. Des musées du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni participent également au processus de développement, dont le Musée royal de la Colombie-Britannique, le Burke Museum, le laboratoire d’archéologie de l’Université de la Colombie-Britannique, le musée Glenbow, le Musée royal de l’Ontario, le Musée canadien des civilisations, le musée McCord, le National Museum of Natural History, le National Museum of the American Indian, l’American Museum of Natural History, le Pitt-Rivers Museum et le Cambridge Museum of Archaeology and Anthropology.
Stephen Fai, Professeur agrégé,Des archives numériques destinées au matériel et aux méthodes de construction
Dans cet exposé, nous discuterons du travail effectué par le Carleton Immersive Media Studio (CIMS) pour archiver les applications relatives aux matériaux et les technologies de construction introduites au Canada, plus particulièrement dans la province de la Saskatchewan, par les communautés immigrantes entre 1850 et 1925. Le projet CDMISA (Cultural Diversity and Material Imagination in Saskatchewan’s Architecture) est fondé sur l’hypothèse que les matériaux et les méthodes de construction utilisés par les communautés immigrantes mettent en évidence les riches diversités culturelles qui sont le propre du Canada et, par conséquent, constituent une ressource patrimoniale inestimable. En outre, nos recherches préliminaires suggèrent que les édifices construits par les membres des communautés immigrantes et voués spécifiquement à des pratiques religieuses sont particulièrement pertinents à ce chapitre. Construits par les communautés et pour les communautés, les églises, synagogues, mosquées et temples sont souvent considérés comme des lieux de résistance à l’assimilation culturelle. À ce titre, les structures religieuses construites par les communautés offrent une occasion unique d’étudier les technologies ethnoculturelles et la transformation de ces technologies dans un nouveau contexte social. Pour les générations d’aujourd’hui et de demain, une documentation nuancée et une dissémination de ces méthodes de construction traditionnelles (et des variations locales) sont essentielles à la préservation d’une mémoire culturelle inclusive. D’un point de vue pratique, il est tout aussi pressant d’acquérir une compréhension approfondie de ces technologies pour préserver le patrimoine construit.
Présentation des Résultats des travaux de l’Alliance de Recherche DOCAM : Documentation et Conservation du Patrimoine des Arts Médiatiques.
De nos jours, les musées font face à une diversité de nouveaux problèmes issus de la récente multiplication des pratiques artistiques utilisant des composants technologiques tels que l’art vidéo, l’art numérique, l’art robotique et l’art Web.
Initiée par la fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie (FDL) en 2005, l’Alliance de recherche DOCAM : Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques a eu le mandat d’étudier les facteurs qui contribuent à la fragilisation du patrimoine des arts technologiques et de proposer des solutions et des outils permettant aux professionnels de musées, aux collectionneurs, aux artistes et à leurs collaborateurs, de mieux documenter et conserver les oeuvres de nouveaux médias. Les causes de leur fragilité sont très variées, mais commencent à être mieux identifiées, reconnues et prises en compte. La principale d’entre elles est l’obsolescence, de plus en plus rapide, des technologies présentes dans ces oeuvres. C’est cette obsolescence qui nous force à reformuler les facteurs d’authenticité et d’intégrité des oeuvres de nouveaux médias et à constater qu’elles reposent sur des médias variables. On se rend ainsi compte que leur essence même se trouve davantage dans leurs comportements et dans les effets qu’elles produisent, plutôt que dans la matérialité de leurs composants.
De plus, ces oeuvres possèdent souvent des caractéristiques transitoires qui en font des phénomènes éphémères, instables et en constante mutation. Ces caractéristiques nous amènent à les considérer comme étant de nature variable, dans ce sens qu’elles connaissent, au cours de leur cycle de vie, des changements, des transformations ou des mutations de natures diverses.
Dans ce contexte, DOCAM a mené plusieurs études de cas portant sur des oeuvres à contenu technologique, présentes dans les collections des musées associés à l’alliance de recherche tels que le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Centre Canadien d’Architecture. Ces oeuvres ont été créées par des artistes tels que Janet Cardiff, Stan Douglas, Gary Hill, Nam June Paik, David Rokeby et Bill Viola.
Se voulant multidisciplinaire, DOCAM a rassemblé de nombreux partenaires canadiens et étrangers provenant tant du milieu académique que d’une communauté d’intérêts formée, entre autres, de musées, d’organismes de recherche, de diffusion et de documentation, rattachés aux domaines des arts technologiques. DOCAM est constitué de partenaires variés tels les musées déjà mentionnés, le Centre de recherche et de documentation (CR+D) de la FDL, le Réseau canadien d’information sur le patrimoine (RCIP) ainsi que plusieurs départements universitaires de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université McGill. DOCAM regroupe des restaurateurs, des spécialistes des sciences de l’information, des informaticiens, des historiens de l’art, des conservateurs et des technologues.
Les travaux pratiques, effectués autour des études de cas, ont produit cinq outils et guides qui sont maintenant accessibles à tous sur le site Web de DOCAM :
De plus, plusieurs activités pédagogiques telles que les Séminaires DOCAM ainsi que cinq sommets internationaux ont été organisés et ont produit une grande quantité de documents audiovisuels également disponibles sur le site Web de DOCAM.
Sara Diamond, Présidente, École d’art et de design de l’Ontariowww.horizonzero.ca : une étude de cas
Financé par le New Media Institute rattaché au Banff Centre et par Patrimoine canadien, le magazine www.horizonzero.ca, un magazine multimédia en ligne sur l’art et la culture numérique au Canada, offrait un espace virtuel bilingue dédié à la créativité et aux idées critiques entourant les principes fondamentaux des nouveaux médias. Dans le cadre du projet Code et de l’Olympiade culturelle, nous avons fait revivre le magazine Horizonzero.ca en lançant un numéro spécial intitulé Bridge! et en rééditant les anciens numéros, qui marquent l’histoire des nouveaux médias canadiens et internationaux au début du XXIe siècle. Les dix-huit anciens numéros, dont la production est maintenant terminée, explorent un vaste éventail de sujets dans un territoire où se rencontrent l’art, la science et la technologie. Dans cette étude de cas approfondie, nous dresserons l’historique de cette expérience canadienne de création d’une galerie en ligne et de publication d’écrits critiques.
Prêts ou non – Les triomphes et les tribulations liés à la présentation et à la production d’œuvres d’art numériques
De leur plein gré ou non, les musées ont eu à accueillir la technologie, tant sur le plan des opérations administratives que de la programmation. Pour les musées d’art contemporain, cette transition a constitué un défi particulier. Les artistes qui ont recours à la technologie repoussent leurs limites, expérimentent à l’aide de logiciels et de matériel et créent des œuvres difficiles à exposer, à protéger, à maintenir et, surtout, à accueillir au sein d’une collection permanente. Certains musées présentent à l’occasion une œuvre numérique alors que d’autres, comme la Surrey Art Gallery, ont plongé tête première dans l’inconnu et se sont engagés à présenter des œuvres numériques, qu’ils soient prêts ou non à le faire.
Depuis 1999, la Surrey Art Gallery offre un programme continu d’expositions et de résidence en médias numériques en plus de son programme régulier. Cette initiative n’a pas été lancée uniquement en réponse à l’utilisation de plus en plus répandue des médias numériques par les artistes contemporains, mais également en raison du contexte même de la ville de Surrey. Cette communauté extraordinairement jeune et diversifiée compte 470 000 résidants et possède l’arrondissement scolaire le plus important de la province, en plus de croître au rythme de 1 000 personnes par mois. La Surrey Art Gallery est la seule galerie d’art de la ville et son programme d’art numérique soutient de nombreuses formes de pratique, dont la vidéo interactive immersive, la télérobotique, le dessin interactif, l’animation, les bases de données, les GPS, les cybersalons et les avatars, les projets de surveillance et, plus récemment, l’art audio et les expositions reconnaissant le lien entre la technologie, la céramique et les textiles. La plupart des projets ont été difficiles à financer et à présenter pendant des périodes de plusieurs mois, ce qui a obligé la galerie à faire preuve d’innovation dans sa façon d’ab order l’art numérique et les artistes qui le créent. Cet exposé offrira un aperçu de certaines des leçons apprises.